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J’ai re-lu pour vous : Le Crocodile, de Louis-Claude de Saint-Martin

J’ai re-lu pour vous : Le Crocodile, de Louis-Claude de Saint-Martin
http://rflexionssurtroispoints.blogspot.com/2012/04/jai-re-lu-pour-vous-le-crocodile-de.html

Je lis ça et là et j’entends (quelquefois) citer cette oeuvre de Saint-Martin, les uns pour s’extasier, les autres (de plus en plus souvent), pour critiquer.
Mais combien d’entre-nous peuvent prétendre l’avoir lue ? J’entends intégralement, de la première à la dernière page : les mêmes probablement qui ont digéré le Traité sur la réintégration des êtres, de Martinès de Pasqually, c’est à dire fort peu, assurément.
J’avoue avoir essayé, il y a une quinzaine d’années, mais pour l’abandonner avant la fin du premier chant, m’étant rassasié de l’introduction de Robert Amadou, prix d’excellence comme d’habitude.
Depuis un an, cahier d’écolier sur ma gauche (normal pour un gaucher) et le précieux livre sur ma droite, je me suis remis à l’ouvrage, affronté le redoutable krokodylos, monstre d’orgueil (RaHaB) et fourbe prince du mal.

 


J’ai re-lu pour vous : De l’Agent Inconnu au Philosophe Inconnu

J’ai re-lu pour vous : De l’Agent Inconnu au Philosophe Inconnu
http://rflexionssurtroispoints.blogspot.com/2012/03/jai-re-lu-pour-vous-de-lagent-inconnu.html

Source illustration : Collection de l’auteur.

Que de fausses pistes, d’affirmations hardies, et finalement d’erreurs ont été dites et écrites sur l’identité et la nature de l’Agent Inconnu, jusqu’à la parution de cet ouvrage.
Le titre paraît ambigu, car il laisse entendre que le philosophe inconnu procède de l’agent inconnu. Il n’en est rien bien sur, c’est un raccourci d’éditeur et il s’agit en fait de deux études :
- La première menée par Alice Joly, épouse et collaboratrice du conservateur en chef des bibliothèques municipales de Lyon, Henry Joly. Son titre complet est : Jean-Baptiste Willermoz et l’Agent Inconnu des Initiés de Lyon.
- La seconde, de la main de Robert Amadou s’intitule très exactement Trois questions de bibliographie saint-martinienne et traite en particulier de l’énigme posée par le Livre Rouge, Saint-Martin est-il ou non son auteur.
Pour être tout à fait complet, une troisième partie, toujours signée Robert Amadou qui excelle dans un exercice qui lui est favori, Varia.
Mais revenons à notre Agent Inconnu, qui troubla l’espace d’un bref instant, notre Philosophe Inconnu !
Au soir du 5 avril 1785, Jean-Baptiste Willermoz reçoit des mains d’Alexandre de Monspey, membre de la loge La Bienfaisance, un manuscrit constitué par onze cahiers au contenu pour le moins étrange (dessins, phrasé) et… tombées du ciel ! Il apparu rapidement que le médium-réceptionnaire était sa propre soeur, la marquise (et chanoinesse) Louise de Monspey (nommée communément Madame de Valière). Sous la conduite “d’esprit purs”, et par la méthode d’écriture automatique, Madame de Monspey transmis quantité de messages destinés principalement à Jean-Baptiste Willermoz. Pour faire court, remarquons que celui-ci était distingué comme un nouvel élu, investi et chargé de créer un nouvelle loge, La Loge Élue et Chérie de la Bienfaisance.
De 1785 à 1796, nombre de communications, d’instructions promises lui furent ainsi adressées, confuses, alambiquées, fortes obscures et toujours suivies d’une promesse d’en apprendre davantage… plus tard !
Willermoz, toujours friand (et un peu légèrement) de nouveautés s’y engagea avec son sérieux coutumier. La suite est connue, ainsi que l’intérêt passager de Louis-Claude de Saint-Martin.
Cette suite, je ne puis que vous encourager à la découvrir dans cette lecture passionnante, bien écrite et surtout, sérieusement étayée.
Dans la seconde partie, Robert Amadou présente et publie en inédit, des pensées de Louis-Claude de Saint-Martin, s’intéresse au Livre Rouge, traite d’un volume de la bibliothèque de Stanislas de Guaïta, un receuilsur Swedenborg acquis en 1954 par l’Ancien et Mystique Ordre de la Rose-Croix, l’Amorc. Y figurent des annotations de la main de Saint-Martin. Passionnante étude.
L’ouvrage est paru en 1962 aux Editions Denoël, sous l’égide de La Tour Saint-Jacques, un volume broché de 262 pages
Pour plus d’informations :
- Une étude faite par l‘Ordre de Lyon, c’est : ICI
- Une autre sur le site du Philosophe Inconnu : ICI et encore ICI
- Une troisième hélas “bourrée” d’erreurs des Baladins de la Tradition : ICI


Table ronde " La pensée de Louis-Claude de Saint-Martin" animée par Michel Cazenave.

Table ronde " La pensée de Louis-Claude de Saint-Martin" animée par Michel Cazenave.
http://recherchestraditions.blogspot.com/2011/11/baglis-tv-conference-la-pensee-de-louis.html

Par : Jean-Marc Vivenza – Novembre 2011
Le mot français “expérience”, contient en allemand deux acceptions et donc deux traductions: avec d’une part la notion d’”Erfahrung”qui implique la présence d’un passeur, d’un apprentissage et donne lieu à “expérimentation”. Et d’autre part, il existe le mot d’”Erlebnis”qui renvoit à l’expérience vécue, à une expérience intérieure, sans nécessairement une application pratique ou tangible. Fin XVIIIème, les hommes et femmes en quête de l’invisible, c’est-à-dire ceux et celles qui ne se contentent plus seulement de “croire” mais souhaitent faire “l’expérience de Dieu”, empruntèrent donc aléatoirement ces deux voies, distinctes mais complémentaires, avec d’une part un versant empirique, visant à rechercher et éprouver les Signatures de la Nature (alchimie, théurgie, et en particulier via le magnétisme animal développé à cette époque par Mesmer) ou d’autre part dans une approche plus intérieure, par la voie de la prière, d’une philosophie incarnée et la découverte de son Maître Intérieur. La Naturphilosophie allemande (Philosophie de la Nature) et la Théosophie (Sagesse Divine) appartiennent à ce deuxième courant, intérieur, et Louis-Claude de Saint-Martin représente incontestablement la figure de proue de cet élan en France.
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Les nombres du grade de Compagnon au RER

INTRODUCTION

Dans une lettre datée du 7 juin 1796, Louis Claude de Saint Martin écrivait: "les nombres ne sont point une algèbre, mon cher Frère, ce sont les hommes qui les ont ravalés quelque fois jusque là, ils ne sont que l’expression sensible, visible ou intellectuelle, des diverses propriétés des êtres qui proviennent tous de l’unique essence. L’instruction théorique traditionnelle nous peut transmettre une partie de cette science".

De même, dans ses Cahiers, JB Willermoz indiquait à son fils: "il est bien difficile de faire des progrès dans la science divine si on ne pose préalablement celle des nombres, ainsi que les règles qui déterminent leur valeur et leur propriété dans les diverses applications dont ils sont susceptibles; car les valeurs qu’ils expriment dans l’ordre divin et spirituel ne sont plus et ne peuvent être les mêmes dans l’ordre temporel et matériel, puisque dans le premier, c’est le règne paisible de l’unité, au lieu que le second et le lieu des unités, et par suite, des discordances qu’elles produisent nécessairement. La science divine et celle des nombres sont intimement liées l’une à l’autre, dont l’une prépare l’intelligence à l’autre; elle est bien vaste et bien simple. Elle est bien vaste, puisqu’elle embrasse toutes choses divines et spirituelles, corporelles et matérielles; et bien simple puisqu’elle se concentre dans les dix nombres simples 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 qui dérivent des quatre nombres primordiaux 1 2 3 4"

En Franc Maçonnerie les nombres tiennent une grande place mais cela est particulièrement vrai pour le RER. Il existe un symbolisme que nous appèlerons classique et qui est l’apanage de tout ouvrage vulgarisateur. Au sein du RER, à ce symbolisme classique, vient se superposer celui développé par Martinès de Pasqually dans son Traité de la Réintégration des Êtres à l’usage de ses "Elus Coëns de l’Univers". Cette théorie des nombres a été codifiée par Louis Claude de Saint Martin, son secrétaire, et reprise dans un livre posthume Des Nombres. Les Leçons de Lyon, comptes rendus de travail des fondateurs du Rite entre 1774 et 1776, apportent quelques éclaircissement au tableau tracé par Martinès.

C’est ainsi que cette double source rend le symbolisme du rite RER assez compliqué à appréhender. Il ne s’agit pas ici de l’établissement d’un système rigide réduisant le symbole à une analogie parce que l’analogie n’est qu’une transposition explicative bien incapable de faire vivre ensemble des concepts centraux et contraires. Le RER s’occupe d’arithmosophie, au sens de Robert Amadou, c’est à dire de la synthèse entre l’arithmologie et la théosophie. Le nombre est donc considéré comme une entité régissant la structure du monde et il agit comme un symbole qui contribue à faire naitre une expérience de l’ordre du numineux (au sens de Jung, c’est à dire une expérience directe du sacré). Les symboles se réfèrent à des contenus de l’âme et de l’esprit, qui souvent endormis et enfermés dans la gangue de la rationalité, ne demandent qu’à s’éveiller sous l’effet du numineux. Cette expérience est primordiale dans la voie initiatique du RER.

Depuis la plus haute antiquité, les nombres ont toujours été considérés comme faisant partie de la structure ontologique de l’homme. L’Ecriture même ne manque pas de nous le rappeler. Par exemple dans Sagesses 11, 20, nous pouvons lire: "Mais tu as tout réglé avec nombre, poids et mesure". De même, nous pouvons citer Saint Augustin dans Christ. II, 16 "l’inintelligence des nombres empêche d’entendre beaucoup de passages figurés et mystiques des écritures… Dans beaucoup de formes des nombres sont cachés certains secrets de similitude, qui à cause de l’inintelligence des nombres, restent inaccessibles pour le lecteur" ou encore Alcuin "Quand les pierres vives sont réunies harmonieusement et que les nombres coïncident entre eux aussi, alors s’élève splendide l’oeuvre du seigneur créateur de ce temple".

Afin de bien comprendre l’importance du nombre au sein du RER, voici un extrait du Traité de la Réintégration de Martinès de Pasqually: "Il reçut immédiatement du Créateur, par l’esprit, toute connaissance des lois immuables de l’Eternel, et apprit par là que toute loi de création temporelle et toute action divine étaient fondées sur différents nombres. Il apprit de ce même Heli que tout nombre était coéternel avec le Créateur, et que c’était par ces différents nombres que le Créateur formait toute figure, toutes ses conventions de création, et toutes ses conventions avec sa créature". Ainsi il nous faut envisager les nombres non pas comme des outils mais comme exprimant la nature et la loi des êtres. Willermoz reprenant le texte de Sagesses vu précédemment explique que "le nombre est la loi qui constitue son essence, vertus et propriétés tandis que le poids est le principe qui détermine son action et sa mesure représente le commandement ou les moyens et facultés qui lui sont donnés pour opérer selon sa loi ce qui répond à l’étendue des corps".

Nous étudierons les nombres spécifiques du grade de Compagnon dans un prochain article.


Esotérisme, christianisme, théosophie

Voici trois mots faux, et un ordonnancement des trois qui pourrait relever du bonneteau…

Trois mots faux, un ordonnancement ; pourquoi ?

Esotérisme

L’ésotérisme est un mot vague, regroupant beaucoup de choses, trop, variées, imprécises, de factures et de qualités si différentes… Surtout, l’ésotérisme « permet » quelque chose ; il autorise, il ouvre une porte. Il autorise l’entrée dans un laboratoire, un atelier, il est ce que le politiquement correct appelle un ballon : un « potentiel rebondissant ».

Suite de l’article à Esotérisme, christianisme, théosophie – Le blog de Benedicte PIA.


Le Feu de Dieu – Kabbale et ésotérisme chrétien

Le Seigneur s’avance comme un feu vivant ; il s’empare de toutes les portions de feu qui sont répandues dans les êtres. Il allume ses flambeaux devant l’âme humaine, il l’accompagne lui-même pour la faire arriver plus en sûreté jusqu’aux portes de l’amour. (Louis Claude de Saint Martin, L’Homme de Désir, 15)

Malgré ses défauts, malgré sa propension à s’éloigner de Dieu, c’est à dire à manquer son but ontologique qui est l’Amour divin, l’homme possède en lui un feu divin refoulé. Comme des braises assoupies, ce feu divin sommeille la plupart du temps, étouffé par nos pertes de temps, par nos faiblesses, par nos manques, par notre incapacité à nous élancer vers l’infini.

Suite de l’article à Le Feu de Dieu – Kabbale et ésotérisme chrétien.


Les Leçons de Lyon, rééditées

En 1998 est paru un ouvrage fondamental pour la connaissance de l’Ordre des élus coens de l’Univers : Les Leçons de Lyon (Dervy). Il s’agit d’une collection de notes prises lors des conférences données par d’Hauterive, Saint-Martin et Willermoz aux émules lyonnais de l’Ordre de Martines de Pasqually. Catherine et Robert Amadou ne s’étant pas contentés d’éditer lesdites notes, mais de les augmenter par une préface et une introduction de Robert Amadou. A noter que les textes d’Amadou sont aussi importants que ceux de ces trois "prédécesseurs" du XVIIIè siècle.

via A Valle Sancta.


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