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LES LOGES SE REGROUPENT PAR RITE

LES LOGES SE REGROUPENT PAR RITE – Le blog Le Myosotis de Neustrie.

 

Le mouvement « PHALEG » vient d’être créé à l’initiative de Frères pratiquant notre Rite Écossais Rectifié. Il se place sous l’invocation du fondateur des « bonnes et véritables loges ».

PHALEG n’est pas une association, mais le mouvement réunissant toutes les Loges, ou à titre personnel tous les Frères qui veulent, au-delà, de leurs différences, ensemble, montrer combien ils sont attachés au Rite Écossais Rectifié, rite fondateur, il faut le rappeler, de la Grande Loge Nationale Française.

Le Manifeste du Mouvement est en attache.

Vous pouvez tous adhérer à ce mouvement que vous soyez Apprenti, Compagnon ou Maître. A cette fin, vous trouverez joint les bulletins utiles (dont un pour Loge RER) à retourner à l’adresse courriel :

phaleg9@gmail.com

Chaque Frère du Régime Écossais Rectifié est invité à diffuser ce message aussi largement que possible. 

Très fraternellement, je vous embrasse.

F Collin, Maître Maçon rectifié.


Compagnons & Compagnonnage | Le mystère des origines de la franc-maçonnerie

Compagnons & Compagnonnage | Le mystère des origines de la franc-maçonnerie.

Le mystère des origines de la Franc-maçonnerie

Par Jean-Michel Mathonière

Des bâtisseurs de cathédrales aux Rosicruciens,
un vaste champ d’hypothèses

Ce texte est la version première d’un article publié, avec quelques modifications, dans la revue HISTORIA SPÉCIAL (Les francs-maçons) N° 48.

C’est un lieu commun de la plupart des ouvrages consacrés à la franc-maçonnerie que d’affirmer qu’elle provient directement des « bâtisseurs de cathédrales ». Les légendes, quant à elles, renvoient jusqu’à la construction du temple de Jérusalem sous le règne de Salomon, voire à l’époque antédiluvienne.

Les bâtisseurs de cathédrales ? Une simple hypothèse…

En fait, l’hypothèse d’une filiation directe avec les loges médiévales flatte le sentiment d’enracinement dans une tradition multiséculaire et sert merveilleusement bien l’obsession de « régularité » des obédiences maçonniques.

Mais cette théorie émane d’une école d’historiens aujourd’hui très critiquée, dont l’origine remonte au XVIIIe s. Telle qu’elle est complaisamment véhiculée et amplifiée aujourd’hui encore, elle a pour grave défaut d’ignorer les travaux menés depuis plusieurs décennies par d’autres écoles. Cela ne signifie pas qu’elle soit sans fondement et totalement contraire à la vérité : les travaux récents énoncent davantage de nouvelles hypothèses qu’ils n’exposent de découvertes venant radicalement infirmer cette théorie.

Si la question des origines de la franc-maçonnerie est en réalité particulièrement complexe, c’est qu’elle souffre non seulement de lacunes documentaires, mais aussi d’un flou conceptuel et lexicologique quant à la nature même de la tradition ancienne.

Car le problème initial que posent les origines de la franc-maçonnerie moderne n’est pas tant celui de son lien avec les loges médiévales que, en supposant ce lien réel, celui des modalités ayant permis la mutation des loges « opératives » – terme consacré pour désigner ce qui est relatif à la pratique réelle du métier – en loges « spéculatives » – c’est-à-dire se servant du métier comme d’un support allégorique et ne le pratiquant plus.

Speculative or not speculative ?

En 1717, quatre loges londoniennes établies de « temps immémorial » et « quelques frères anciens » s’associent pour créer la première Grande Loge de Londres et jeter ainsi les bases d’un centralisme qui aboutira, après plusieurs décennies et bien des péripéties, à la franc-maçonnerie moderne.

Si l’on peut s’accorder à voir dans cet événement la naissance de la franc-maçonnerie moderne, s’agit-il pour autant de celle de la Maçonnerie spéculative ? Il est évident que non : l’initiative de ces loges vient sanctionner un état de fait – leur caractère spéculatif – et non le créer. Sont-elles spéculatives depuis longtemps et comment le sont-elles devenues (en admettant qu’elles aient jamais été opératives) ? L’interrogation demeure car aucun document ne permet d’attester de leur existence avant ce coup d’éclat…

Cependant, le « spéculatif » possède des exemples plus anciens. Des acceptations par les loges opératives (ou supposées telles) de personnes étrangères au métier sont attestées tout au long du XVIIe s., tel l’érudit et hermétiste Elias Ashmole en 1646. De semblables exemples sont également connus en Écosse, dès le début du XVIIe s.

Mais le problème reste finalement entier : d’où venaient ces loges du XVIIe et quelle est la cause de cette mutation ?


L’introduction en loge du Compagnon

D’après le livre d’Oswald Wirth "La Franc-Maçonnerie rendue intelligible à ses adeptes", éditions Dervy:

Pour être admis à franchir le seuil du Temple, il faut, au premier degré, que le Récipiendaire fasse constater qu’il est né libre et de bonnes moeurs. Dans les mêmes circonstances, il est indispensable, au second degré, de pouvoir certifier que l’apprenti a fait son temps et que son Maitre est content de lui.

Il n’est plus question, d’ailleurs, d’entrer humblement, courbé, ou même en rampant à travers un boyau resserré, comme s’il s’agissait de simuler la venue au monde du nouvel initié. L’Apprenti, la tête haute, avance à l’ordre par les trois pas symboliques et s’arrête, fièrement dressé, entre les deux Surveillants.

Ceux-ci siègent auprès de deux colonnes, consacrées à la force et à la beauté, autrement dit aux deux principes contraires de l ‘énergie mâle et de la sensibilité féminine (Dorisme et Ionisme).
Or n’oublions pas ce qu’il advint au jeune Hercule, lorsque, après avoir achevé son apprentissage, il voulut réfléchir à l’emploi qu’il ferait de ses puissantes facultés et des ses nombreux talents. S’étant retiré à l’écart, pour ne pas être troublé dans sa méditation, il se vit brusquement en présence de deux femmes de haute stature, l’une et l’autre fort belles. La première, austèrement drapée dans une simple robe blanche, avait un visage majestueux et plein de dignité; la pudeur se lisait dans ses yeux: c’était la Vertu. L’autre, parée de joyaux et de vêtements magnifiques, avait des regards libres et des sourires engageant: c’était la Mollesse. Elles tachèrent, chacune à sa manière, de gagner le fils d’Alcmène, lui promettant, l’une de le faire triompher de toutes les épreuves de la vie, l’autre de lui épargner la peine de lutter. Hercule n’hésita pas, et refusant de s’abandonner sans gloire à la douceur de vivre, il résolut d’être utile et de s’astreindre, dans ce but, à un travail incessant, pénible, et toujours profitable à autrui.

Placé entre les deux Colonnes, le postulant au grade de Compagnon ne doit pas, en énergie morale, se montrer inférieur au héros mythologique. Appelé à s’employer sans réserve pour le bien de tous, il lui appartient au sortir de la préparation théorique de l’apprentissage, de débuter dans la carrière de l’action pratique en repoussant les tentations d’un bonheur facile, basé sur la jouissance et l’abandon sybarite aux charmes de l’existence.

Mais qu’elle idée le postulant peut-il se faire du grade qu’il sollicite?

Les épreuves de votre premier grade, lui est-il expliqué, ont consisté en une série de purifications ayant pour but de vous rendre apte à voir la lumière. Vous avez été débarrassé de tout ce qui obstruait votre vie spirituelle; mais ce travail est essentiellement négatif. En vous dépouillant des préjuges profanes, vous vous êtes efforcé de désapprendre ce qu’on vous avait inculqué de faux: vous avez fait table rase en votre esprit, selon le précepte de Descartes, et par là vous avez déblayé le sol sur lequel vous allez avoir à bâtir.

Le moment, en effet, est venu pour vous de passer du négatif au positif. De démolisseur que vous avez été jusqu’ici, vous allez devenir constructeur! Vous vous joindrez à nous pour l’édification du Temple qui représente le Grand Oeuvre de la Franc-Maçonnerie.

Quel est cet Oeuvre? Le Récipiendaire est tenu de le savoir, puisqu’il se doit de déclarer fortement résolu à s’y consacrer, afin de travailler avec zèle, de toutes ses forces et sans défaillance, à la réalisation du Progrès humanitaire.

Il ne peut ignorer l’objectif que se proposent les Maçons lorsqu’ils prétendent construire un monde meilleur par la préparation intellectuelle et morale des hommes à leur mission constructive.

De part l’engagement qu’il prend de s’associer à leur tache, le Récipiendaire devient virtuellement Compagnon, et il peut dès lors entreprendre les cinq voyages destinés à l’instruire des mystères du grade.


"Les rites maçonniques anglo-saxons", de Alain Bauer & Roger Dachez

Le livre sur "Les rites maçonniques anglo-saxons" était un livre attendu; il est sorti il y a quelques mois déjà et, autant le dire tout de suite… Il est indispensable !

C’est en effet la première fois que nous avons une synthèse claire et précise sur les rites anglos-saxons qui connaissent depuis quelques années déjà en France un certain engouement, si ce n’est un engouement certain!

Suite de l’article à "Les rites maçonniques anglo-saxons", de Alain Bauer & Roger Dachez. – Bloc notes de Jean-Laurent.


Les Rites maçonniques anglo-saxons en radio

L’émission Divers aspects de la pensée contemporaine du 4 septembre 2011 portait sur Les Rites maçonniques anglo-saxons. Cette émission est donc disponible sur le site web du Grand Orient de France. On peut donc ainsi (ré)écouter Roger Dachez, président de l’Institut Maçonnique de France, reçu par Daniel Morfouace.

Suite de l’article à Les Rites maçonniques anglo-saxons en radio.


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