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A propos de Willermoz et de l’Ordre des élus coens

http://blog.avallesancta.com/2012/02/propos-de-willermoz-et-de-lordre-des.html

En juin 2008 je signalais ici un élément important pour l’histoire de l’ordre des élus coens concernant la période postérieure à la fin officielle de l’ordre : R. et C. Amadou publiaient dans Renaissance Traditionnelle une lettre de Saltzmann à Willermoz où nous pouvions découvrir que Willermoz alors âgé de 83 ans, 11 ans avant son décès, recevait son ami strasbourgeois au grade de Grand Architecte de l’ordre des élus coens. Au passage Saltzmann disant ne plus espérer de progression dans ledit ordre demande quand même à Willermoz de l’inclure dans ses prières et dans ses intentions lors des “jours et heures destinés à des travaux supérieurs”. Et il va même jusqu’à réclamer au Lyonnais ce que ce dernier “lui av[ait] promis” ainsi que les noms angéliques à utiliser dans les travaux spécifiques à ce grade que Willermoz a dû lui remettre sans précisions sur les noms qui doivent remplacer les “+” qui sont d’usages dans les textes rituéliques coens.


1770 – Catéchisme des Philosophes Elus Cohen de l’Univers

1770 – Catéchisme des Philosophes Elus Cohen de l’Univers
http://legende-hiram.blogspot.com/2012/03/1770-catechisme-des-philosophes-elus.html

Sceau Elu Cohen

Catéchisme des Philosophes Elus Cohen de l’Univers
1770

Êtes-vous apprenti Cohen ?

Oui, je le suis.

Comment vous a ton reçu ?

En subissant l’Ordre de Dieu dans le Temple.

Comment étiez-vous lorsqu’on vous a reçu apprenti Cohen ?

Je n’étais ni nu ni vêtu : mon corps était placé au centre de six circonférences formant un carré long et quatre équerres.

Qu’avez-vous vu lorsque vous étiez dans cette posture, et pendant le séjour que vous avez fait dans les circonférences ?

Je n’ai rien vu ni entendu que l’Esprit humain puisse comprendre.

Pourquoi cela ?

Parce que mon corps était privé de l’usage de tous ses sens.

Que vites vous après que votre corps eut reçu l’usage de ses sens ?

Je vis premièrement une vaste Lumière, et j’entendis un bruit effroyable ; j’aperçu trois grandes colonnes, une de terre vers le Septentrion, l’autre de nuée vers le Midi, et l’autre de feu vers l’Orient.

Vous êtes-vous aperçu des hiéroglyphes qui étaient écrits dessus ?

Oui.

Que vous représentent ces hiéroglyphes mis sur trois colonnes ?

L’hiéroglyphe mis sur la colonne septentrionale, nous représente la sagesse que les véritables Cohens doivent avoir, pour jouir des droits et privilèges que Dieu leur donne à chaque instant de leur vie.

Quels sont ces droits et privilèges ?

La connaissance des trois parties qui composent le corps humain, son existence et notre âme.

Que représente l’hiéroglyphe qui est sur la colonne du midi ?

Que nul homme ne peut parvenir aux connaissances que l’Ordre offre à tout frère zélé, sans qu’il ne développe lui même les mystères qui sont désignés par ce hiéroglyphe.

Comment se peut-il qu’il découvre lui même une chose aussi cachée ?

En travaillant sans relâche au bien général de l’Ordre, et il acquerra par là, la bienveillance des Esprits Célestes qui travaillent avec lui pour le faire jouir des droits, et lui faire obtenir les fruits qu’il doit retirer de ses travaux.

Que représente l’hiéroglyphe mis sur la colonne vers l’orient ?

Les puissants instruments que Dieu employa pour la construction de son Temple Temporel Universel.

Quelle forme à ce Temple ?

Il a une forme triangulaire du nord au sud, et du sud à l’orient.

Quelle est sa profondeur ?

De la surface au centre.

Quelle est sa hauteur ?

Des coudées sans nombre.

Qui la couvre ?

Un dais céleste parsemé d’étoiles.

Quelle forme a ce Temple ?

Un carré long.

Quelle est sa longueur ?

Trois cents coudées.

Quelle est sa largeur ?

Deux cents coudées.

Quelle est la hauteur ?

Cinq cents coudées.

Quelle est la profondeur ?

Soixante-dix coudées.

En combien de parties la divisez-vous ? En 3, en 5, et en 7.

Que vous représente la première division par trois ?

Les trois chefs principaux de la création du Temple Universel, qui nous ont été représentés par les trois chefs principaux, qui construisirent le Temple de l’Éternel sur la montagne de moriae à Jérusalem.

Comment les nommez-vous ?

Salomon, Chiram, et Hiram.

Que vous représentent les trois personnes chefs de la construction du Temple soi-disant de Salomon, et comment étaient-ils figurés dans le Temple ?

Salomon est figuré par la colonne du septentrion, Hiram roi de tir, par celle du midi, et Chiram par celle d’orient.

Comment nommez-vous ces trois colonnes ?

In, Din, Ya.

Que représentent ces trois mots ?

In était le mot hiéroglyphique qui était mis sur la colonne du septentrion et qui désignait la sagesse de Salomon ; Din qui était mis sur la colonne du midi désignait la force de son crime ; et Ya qui était sur celle d’orient désignait la beauté de la construction du Temple de l’Éternel.

Quels sont les différents nombres qui étaient attachés sur ces colonnes ?

Sur celle du septentrion 3, sur celle du midi 5, et sur celle d’orient 7.

Que représentent ces trois nombres 3. 5. 7. ?

Le nombre 3 représente les trois différentes matières, que Dieu a employées à la construction du premier Temple Universel ; le nombre 5 nous représente sa ruine, et le nombre 7 sa réconciliation.

Combien y a t’il de sortes de Temples, en quel lieu, et par qui ont-ils été élevés ?

Il y en a de 7 sortes ; le premier est à l’orient par le grand Architecte de Hély et Adam ; le deuxième à Caïn vers le midi ; le troisième à Enoch vers le nord : le quatrième à Noé sur les eaux ;. le cinquième à Abraham entre l’est et l’ouest ; le sixième à Moise dans la terre promise ; et le septième à Salomon dans Jérusalem.

De combien de sorte de philosophie y a t’il en usage aujourd’hui dans le monde ?

De 5 sortes, à savoir la symbolique, la théorique, la pratique, la composite et l’apocryphe.

Qu’enseigne la philosophie symbolique ?

À nous rapprocher de plus près des connaissances mystérieuses que Dieu employa à la construction du Temple Universel, qu’il construit lui même par sa propre parole éternelle.

Qu’enseigne la théorique ?

Elle démontre les symboles qui sont analogues aux mystères, que le Grand Architecte employa à la construction de son Temple. Ce n’est que par cette théorie qu’on peut parvenir à se servir plus particulièrement des attributs qui sont en usage dans l’Ordre, et qui sont la récompense des travaux des frères.

Qui enseigne la pratique ?

Elle enseigne à élever des édifices sur leurs bases tant spirituelles que matérielles.

Qu’enseigne la composite ?

Elle nous enseigne les différents Ordres qu’il y a eu dans les diverses nations du monde entier, leur prévarication, leur rémission, et leur expulsion par Ordre du Grand Architecte.

Qu’enseigne l’apocryphe ?

Rien qui ne puisse être analogue à la vraie philosophie.

Pourquoi se servent-ils d’une équerre et d’un compas perpendiculaire, niveau, et autres instruments appartenant à l’Ordre ?

C’est que les philosophes apocryphes n’ont pu obtenir de nous les vraies cérémonies mystérieuses que l’Ordre contient et enseigne, ce qui a fait que plusieurs personnes se sont attribué quelques un de nos instruments et se sont assemblées de leur chef en s’arrogeant le titre d’ouvriers du Temple de Salomon.

Quels sont leurs mots, et que signifient-ils dans l’ordre de la construction du Temple de Salomon ?

Le mot d’apprenti takin tubalkain désigne une colonne qui était auprès du Temple, soi-disant ou les apprentis s’assemblaient pour recevoir leur paye ; elle était placée vers le septentrion. Il y en avait une autre qui servait aux compagnons pour le même usage, elle était placée vers le midi et se nommait Booz et Schiboleth, le mot qu’ils appellent être celui du Maître est Mak-bénae et gibltn.

Le mot d’Elu est celui qu’ils donnent à ceux qu’ils disent avoir vengé la mort de Chiram, c’est Nékam. Ceux de l’Écossais sont Neder Berry et Salmon ; ceux de leur chevalier d’orient sont Juda Benjamin et Zorobabel ; le mot de passe : liberté, on répond : vengeance ; le mot d’Elu secret est Moabon ; de passe : Abiram.

Meurtriers d’Hiram Hoben mot de passe helcam ; autres mots écossais Jakin Schiboleth, Moabon, Gabaon, Mahakin, prince de Jérusalem, le mot est Ador chevalier du soleil, le mot est Stibion pour la passe ; le chevalier est le plus ancien grade, les mots sont : Sem, l’autre dit : Cham, et l’autre : Japhet.

Souverain commandeur du Temple, leur mot est Inry, le mot de passe est :

Salomon, le Souverain de Rose-Croix,

Son mot est Inry et celui de passe est : Emmanuel ; Prince de l’aigle noir le mot est : Messias, le mot de passe est : Och.

Que comprenez-vous dans tous ces mots apocryphes ?

Je comprends que les philosophes apocryphes n’ayant aucune connaissance de la vraie philosophie, ont recueilli avec grand soin et mis en usage tous ces mots pour soutenir leur société par l’air mystérieux qu’ils y donnent.

Mais cette ressource prouve leur ignorance des choses qui sont contenues dans l’Ordre des Philosophies des Élus Cohens.

Combien de signes avez-vous dans la philosophie des Élus Cohens ? Il y en a six.

Combien avez-vous de devises dans l’Ordre ?

Quatre : le bleu, le noir, le blanc, et le rouge.

Que désigne la couleur bleue ?

La première couleur que l’homme vit au moment qu’il eut les yeux ouverts par ordre du Grand Architecte.

Que représente le blanc ?

L’état de pureté et de candeur dans lequel Dieu créa le premier homme.

Que représente le rouge ?

L’astre radieux du feu qui se fit sentir a lui lorsqu’il fut en la présence du Maître.

Que représente le noir ?

L’obscurité du lieu d’où est sorti le corps du premier homme par permission du Maître.

Quel est l’état du philosophe Elu Cohen ?

D’être libre vertueux et dégagé de tous vices, égal aux rois, ami des princes et des pauvres lorsqu’ils sont spirituellement revêtus du caractère d’Elu Cohen.

Que doit suivre un vrai Cohen ?

Trois choses, à savoir : la piété, la tempérance et la charité envers tous ses frères.

Que doit-il fuir ?

Trois choses : la calomnie, la médisance et l’intempérance.

Comment voyagent les apprentis de notre Ordre ? De l’occident à l’orient.

Pourquoi cela ?

Pour chercher la Lumière.

Avez-vous trouvé cette Lumière que vous cherchiez ?

Non, je l’ai trouvé que longtemps après mes premières recherches.

Quand l’avez-vous trouvé et comment vous l’êtes-vous procurée ? Par ma constance, mon zèle et ma persévérance dans toutes les circonstances de l’Ordre.

De qui avez-vous reçu cette Lumière ? De la bonté du Grand Architecte.

Quelles sont les qualités requises dans un profane, pour être reçu Elu Cohen ?

Il faut qu’il soit affable de bonne vie et moeurs, louable parmi toutes sortes de personnes, sobre, discret et dépourvu de tout vice et vertueux, qu’il n’ait jamais eues aucune tache d’infamie dans sa famille.

En combien de classes divisez-vous l’Ordre des Élus Cohens ?

En six classes, ainsi que le Grand Architecte employa six jours à la construction du Temple Universel ; de même l’Ordre des Élus Cohens se divise en six parties différentes, pour acquérir les différentes sciences mystérieuses qui sont renfermées dans ces six classes.

Quels sont les différents attributs de votre porche ?

Tout équerres, compas, triangles simples, double, triple et quadruple, et circonférence en tous sens.

Combien de temps servez-vous votre Maître ?

Depuis le lundi matin jusqu’au samedi soir.

Avec quoi le servez-vous ?

Avec la craie, la terrine et le charbon.

Que vous représentent ces trois emblèmes.

Les trois divisions terrestres temporelles et spirituelles.

Sur quoi travaillent les Adeptes de notre Ordre ?

Sur la pierre brute.

Sur quoi travaillent les apprentis ? Sur la pierre cubique à pointe.

Sur quoi travaillent les compagnons ?

À élever des édifices sur leurs bases, et les rendre parfaits dans leur construction.

Pourquoi les philosophes Élus Cohen se servent-ils de mots et de paroles dans le Temple, ainsi que hors du Temple pour se reconnaître ?

Chiram convint avec tous les ouvriers qui travaillant à la construction du Temple de Jérusalem, qu’il leur donnerait différents mots pour distinguer ceux qui étaient employés à cette construction, de même que pour les assujettir à l’appel général qui se faisait trois fois chaque jour, soit pour les mettre au travail, soit pour prendre leur réfection au parvis, soit pour les admettre à la prière et rendre grâce à l’Éternel des travaux qu’ils avaient faits dans la journée.

Ces mots n’avaient-ils pas d’autre utilité que de distinguer les différentes nations employées au travail de la bâtisse du Temple ?

Ils servaient encore pour procurer l’entrée des différents chefs-d’oeuvre des apprentis et compagnons dans leurs différentes classes ; de même que pour en sortir, c’est à dire que le mot de passe servait pour l’entrée, et la parole d’ordre se déposait au chef d’occident ; après ils se retiraient en profond silence, ce mot ne se rendait qu’après la prière du soir, voila pourquoi les Élus Cohen font leur prière à l’Éternel avant d’ouvrir et de fermer leur Temple, et après ils déposent le mot (de passe) qui est consigné dans les angles de leur Temple au chef d’occident.

De combien de sortes de nations furent-elles employées à la construction et au service du Temple ?

De cinq sortes, à savoir : les juifs, les syriaques, les sidonites, les gabaonites et les libanites.

Quels étaient les différents emplois de ces cinq sortes de nations ?

Les juifs plaçaient pierre sur pierre pour élever les murailles du Temple, selon le plan qui leur en avait été donné par le Maître, les sidonites sortaient et descendaient les pierres des carrières ; les syriaques les transportaient jusqu’aux portes du Temple, les gabaonites servaient à porter l’eau et autres ustensiles propres et nécessaires pour la construction et le besoin des ouvriers ; les libanites travaillaient aux ornements intérieurs du Temple quelconques et les transportaient jusqu’aux bords du fleuve ; et une partie des sidonites et des syriaques les transportaient de là, jusqu’au porche du Temple, et les mettant en oeuvre les plaçaient dans le Temple.

Quel est le signe du Maître ?

Il les donne.

Comment étiez-vous quand on vous a reçu Maître ?

J’étais mis au milieu d’un triangle renversé ; mon corps formant cinq attitudes différentes tristement vêtu, la corde au col, pieds nus, et de cette façon j’ai contracté mon obligation.

Que vous représentent ces différentes attitudes, de même que le triste habillement que vous aviez ?

La première situation du corps mis dans un triangle ; nous représente celle qu’Adam tint devant l’Éternel, lorqu’il l’ordonnait Maître sur toute la surface terrestre, les autres nous représentent sa prévarication, sa réconciliation faite par les trois différentes peines qu’il fut obligé de supporter, pour se remettre en grâce avec l’Éternel.

Quelles sont les différentes peines qu’Adam fut obligé de souffrir ?

Celle du corps, celle de l’âme, et celle de l’esprit.

Comment vous les a-t-on figurées ?

Sur les trois différents sacrifices que l’on fait ressentir au frère nouvellement reçu dans l’Ordre, qui sont par le feu l’eau et la terre.

Dans quelle partie de la terre vous sont-elles figurées, et comment vous sont-elles désignées ?

Elles nous sont figurées à l’ouest, le nord et le sud ; celle de l’ouest nous représente celle de l’esprit, celle du midi nous représente celle de l’âme, et celle du septentrion celle du corps.

Que nous représentent toutes ces choses ?

La peine que l’on inflige (au frère) vers l’ouest représente l’esprit assujetti, celle qui s’inflige vers midi représente celle que l’âme ressentit au moment de sa prévarication ; et celle vers le nord représente la dissolution des trois parties en matières différentes qui composent le corps de l’homme.

Quelles sont ces trois différentes matières, et quel est le nombre contenu dans chacune d’elles en particulier ?

Ces trois parties sont l’osseuse, la fluide et la charnelle ; elles sont toutes trois contenues ensemble ; mais elles sont substantiées séparément quoiqu’elles ne fassent qu’un même corps ; le nombre contenu dans chacune d’elles est trois. Ainsi 3 fois 3 font 9.

Que vous indique le nombre de trois fois trois ?

Il indique que les trois différentes matières qui composent le corps, sont composées chacune des deux autres, ce qui nous est figuré par les trois éléments qui ne pourraient les uns sans le secours des autres : c’est pourquoi ils portent le même nombre de 3 x 3 ce qui fait que les parties qui constituent le corps, font ensemble avec les trois éléments deux fois 9.

Pourquoi ces deux différents nombres portent-ils le nombre impair plutôt que le pair ?

Parce que ces deux différents nombres ont existé l’un dans l’autre, comme il est dit dans laGenèse « Dieu sortit le corps de la femme de celui de l’homme ».

De même que le Grand Architecte sortit les éléments de la terre et les divisa chacun dans leur contenu, ce qui fait que les éléments et la terre ont encore le nombre de 2 fois 9.

Pourquoi n’admettez-vous que les trois éléments ?

Parce que l’air n’en est point un réellement, et qu’il émane totalement des autres, sans lesquels il n’existerait pas plus que le corps sans son âme.

Quelle est donc l’utilité de l’air ?

L’air pris comme élément est plus matériel que les autres, et c’est sur lui que les astres et les planètes impriment la force de leur action pour la communiquer aux corps solides.

Combien y a t’il de Temples temporels construits sur la surface terrestre ?

Sept.

Sur combien de colonnes étaient-ils appuyés ?

Chacun sur sept colonnes.

Nommez-moi ces sept différents Temples ?

Celui d’Adam, Enoch, Melchisédech, Moïse, Salomon, Zorobabel, et celui du Christ qui existe actuellement.

Que vous représentent les sept colonnes sur lesquelles ces différents Temples étaient appuyés ?

Elles nous représentent les sept chefs principaux, qui traçaient dans leurs différentes classes, de différents plans aux ouvriers qui étaient employés de bonne volonté à la construction du Temple de l’Éternel.

Qu’entendez-vous par les différents plans que les chefs traçaient dans les différentes classes ?

J’entends les différentes sciences que chacun d’eux possédait et enseignait à ceux qui étaient dignes d’y parvenir.

Comment les différentes connaissances étaient-elles désignées dans le Temple, et comment nous sont-elles parvenues ?

Elles nous avaient été désignées par la construction même du Temple de Salomon qui fut construit en sept ans, et il en fut aussi fait la dédicace dans cette septième année : elles l’étaient dans le Temple par sept étoiles différentes placées en sept endroits différents ; les connaissances qui renferment toutes les sciences auparavant éparses dans l’univers, nous ont été transmises par les soins que les chefs ont eus de les faire passer à des élèves dignes de les posséder, avec les plus rigoureuses défenses de les communiquer aux profanes pervers, et c’est ainsi qu’elles nous sont parvenues.

Pourquoi le Temple de Salomon a t’il demeuré sept ans à le bâtir, et pourquoi la dédicace s’en est faite la septième année ? Le Grand Architecte le permit ainsi, afin de faire voir aux ouvriers qui travaillaient à cette construction qu’il y avait une grande différence de son travail à ceux des hommes, et qu’il ne voulait pas comme il l’avait dit par sa propre loi qu’aucun homme n’employa le septième jour au travail.

Quels sont les instruments dont on se servait pour la construction du Temple de Salomon ? D’aucuns.

Que nous représente la construction du Temple sans le secours d’outils composés de métaux, et les différents éléments ? Elle nous désigne la construction du corps de l’homme que l’Éternel créa par sa propre parole, et ses ornements nous désignent les trois préceptes que l’Éternel mit dans son coeur au moment de la création, afin qu’il apprît à se servir et faire usage de toutes choses créées.

Connaissez-vous le Temple de Salomon ?

Oui !

Où était-il construit ?

Sur la montagne de moriae.

Faites-moi la dissertation des choses qui ont servi à cette construction ?

1°) il y avait des pierres de différentes qualités, mesures et proportions.

2°) les différentes matières qui furent trouvées dans la terre sur laquelle le Temple fut bâti.

3°) l’emplacement et le nom véritable de la montagne où il fut bâti.

4°) les noms des différentes nations employées à cette construction et leur quantité.

5°) la dépense et la mesure des aliments qu’on donna aux ouvriers.

6°) les maisons qui étaient bâties à l’enceinte du Temple.

7°) la porte du Temple.

8°) les vases vaisseaux et cuve d’airain.

9°) les ministres de sainteté.

10°) Ia sainteté du service au Saint des Saints.

La montagne sur laquelle le Temple de Jérusalem fut bâti, était-elle creuse ou pleine ?

Elle était creuse.

Comment s’est-on aperçu que cette montagne était creuse ?

Ce fut lorsque Salomon ordonna de faire les fondations du Temple, les ouvriers qui y travaillaient ne pouvant plus percer plus avant, en avertirent les surveillants que ayant vérifié le fait en rendirent compte à Salomon qui ordonna alors qu’on ne touchât plus à cet endroit, et le réserva pour être le saint intérieur du Temple ; il fit reculer les fondements de 100 coudées, et les ouvriers employés à faire de nouvelles tranchées trouvèrent sept arceaux qui faisaient le tour du lieu destiné à être le saint intérieur.

Qui a ouvert les arceaux ?

Salomon lui-même étant seul.

Quel arceau ouvrit-il le premier ?

Celui qui était vers l’occident.

Quel est celui qui ouvrit le second ?

Celui du côté du septentrion.

Quel est celui qu’il ouvrit le troisième ?

Celui de l’orient.

Quel fut le quatrième ?

Celui qui était au centre de la voûte.

Quel est celui qu’il ouvrit le cinquième ?

Celui du côté du midi.

Que trouva-t-il dans l’arceau qui regardait l’occident ?

Il trouva différentes matières et des pierres précieuses ; il fut instruit de leurs qualités différentes, et de l’usage qu’il en devait faire pour la décoration intérieure du Temple.

Que trouva-t-il dans celui vers le septentrion ?

Il trouva du fer, de la fonte, de l’étain, du corail, de l’or et de l’argent.

Que trouva-t-il dans celui vers l’orient ?

Quantité de caractères hiéroglyphiques par lesquels il apprit que le Temple du Grand Architecte dirigé et construit par les hommes, n’était point bâti sur la terre commune, puisqu’elle ne prenait point son origine de la terre d’en bas, mais que c’était une terre vierge descendue exprès ou transportée pour la construction du Temple.

Que trouva-t-il dans l’arceau du centre ?

Il ne trouva rien de matériel, mais il apprit plus particulièrement à connaître le mystère que l’Éternel offrait aux yeux des nations, par la construction du Temple de Jérusalem bâti sans le secours d’outils composés de métaux ; il apprit de plus à connaître la force et la puissance que sa sagesse lui avait acquises, tant sur les nations que sur toutes les choses créées, de même qu’à se perpétuer dans toutes les connaissances que le Grand Architecte lui avait communiquées soit animales, spirituelles, Divines, terrestres, et matérielles.

Que trouva-t-il au cinquième ?

Un nombre infini de hiéroglyphes qu’il ne put lire ni nombrer ; il apprit par là, qu’il était déchu de sa puissance et des sciences universelles dont le Grand Architecte lui avait fait part dans son état de Sagesse ; il ne fut plus alors qu’un simple mortel, et même plus coupable que le reste des mortels.

Pourquoi le cinquième arceau fut-il si funeste à Salomon ?

Parce que le Grand Architecte avait défendu de l’ouvrir avant le temps marqué, sous peine de rendre sa postérité errante parmi les nations, l’ouverture de cet arceau étant destinée à celui qui devait manifester sa Gloire au centre de l’Univers.

Pourquoi Salomon n’ouvrit-il point le 6° et le 7° arceau ?

Parce que ces deux arceaux étant la figure et la ressemblance du Grand Architecte ; ils ne pouvaient être ouverts que par lui, puisque c’est lui qui a donné commencement à toutes choses, il n’appartient qu’à lui de leur donner.

Par qui sont figurés ces sept arceaux ?

Par les sept jours que le Grand Architecte mit à la construction de la Loge et de son Temple Universel, par les sept planètes qui ont chacune une vertu particulière, et par les sept chandeliers à sept branches, ainsi que par les sept sceaux dont il est parlé dans le Talmud, ou l’apocalypse qui est la suite de l’écriture.

Que vous représentent la voûte et cette terre sur laquelle le Temple fut construit ?

Elle nous représente l’endroit d’où le corps du premier homme est sorti ; et la terre vierge nous représente la séparation du matériel et du spirituel, ainsi que le Grand Architecte dit à Adam lorsqu’il l’eut placé sur la terre : « Regarde cette montagne ; elle est au-dessus de tout sens, elle porte trois noms et ces noms se multiplieront à l’infini ».

Quels sont ces trois noms ?

More.ya.in. qui nous annoncent l’origine du corps du premier homme, ainsi que les préceptes, la loi et les prophéties. C’est pourquoi l’Éternel lui dit : « Cette montagne fut sainte et bénie par Moi avant ta création, puisque c’est sur elle que tu as été créé ; respecte-la donc comme ta mère puisqu’elle est sainte. Toutes les fois que tu lèveras les yeux en haut, de même que quand tu les baisseras sur cette terre, ou que tu fixeras sur les plantes qu’elle produit, tu loueras et sanctifieras le Dieu Vivant qui t’a créé » ; ensuite Il lui fit connaître les différents instruments dont Il s’était servi pour la construction de son Temple Universel.

Comment les lui fit-il connaître ?

Par les différentes attitudes qu’il fit tenir à son corps, et lui fit voir par là, que son corps était l’emblème des différents instruments dont il s’était servi pour la construction de l’Univers entier.

En combien de nombres le divisez-vous ?

En 3, 5, 6, et 7.

Que signifie la première division par trois ?

Elle représente l’heure de la création d’Adam qui fut à la troisième heure du soir. C’est pourquoi nous donnons aux apprentis le nombre de 3.

Que vous représente la seconde par 5 ?

L’heure de la création d’Eve et l’instant de la prévarication d’Adam.

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Rituel des Elus Coëns par Jean Amadou

Rituel des Elus Coëns par Jean Amadou
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Mardi 13 mars 2012 2 13 /03 /Mars /2012 17:16

Rituel des Elus Coëns par Robert Amadou

La théurgie cérémonielle, c’est-à-dire les rites propres à mettre l’opérant en rapport actif avec les esprits, les dieux, les anges, bons ou mauvais, cette théurgie-là, qu’on ne confondra pas avec la théurgie interne des néoplatoniciens et de Saint-Martin où le rapport s’établit entre l’âme et Dieu par des moyens spirituels et, éventuellement, des procédés psychophysiologiques ordonnés ; la théurgie des élus coëns faisait précisément des disciples de Martines de Pasqually, qui les y habilitait en les initiant rituellement aussi, des prêtres choisis (et non pas investis par une appartenance tribale ainsi que dans la loi de Moïse ) ; mais le détail rituel n’en a jamais été reconstitué avec exactitude. La raison de cette lacune est simple manquaient les textes d’initiations aux divers grades, lesquels fixent la théorie et le symbolisme corrélatifs propre à chaque grade, et aussi, et surtout les textes de pénitence, d’invocation, de conjuration et d’exorcisme constituant à proprement parler le rituel théurgique. Papus et Le Forestier ont fait ce qu’ils ont pu avec la documentation dont ils disposaient et, le plus souvent, ils se sont égarés dans leurs conjectures : la part de reconstitution était trop forte, en effet. Des indications plus précises ont été fournies par Robert Ambelain (qui ne désirait pas en publier beaucoup), parce que celui-ci avait bénéficié d’un gros volume manuscrit du XVIII° siècle désormais connu sous le nom manuscrit d’Alger (à cause du lieu de résidence de l’inventeur qui le lui remit). Ainsi fut publiée (Les Cahiers de la Tour Saint-Jacques, II-III-IV (1960), l’invocation des maîtres coëns alléguée dans une lettre de Saint-Martin à Willermoz, du 7 juillet 1771, suivie d’une conjuration aux anges -rituel mensuel pour les maîtres coën, que célébraient journellement les réaux-croix. Ces derniers, titulaires du plus haut degré de l’ordre, sont prêtres en plein, non pas selon le sacerdoce organique des Églises chrétiennes, mais d’un sacerdoce ésotérique et, en même temps, réputé le plus général qui, cependant, loin de se déclarer anti-chrétien, se réfère à des vérités catholiques, au double sens universel et confessionnel du terme. A bon droit ou à contre-sens ? C’est affaire de jugement théologique. En tout cas, rien d’une caricature, encore moins d’un sacrilège délibéré. Les titulaires des grades mineurs sont autorisés et même astreints à participer, chacun en ce qui les concerne, aux opérations. Celles-ci se déroulent selon des prescriptions extrêmement minutieuses, d’une complexité qui croit avec la hauteur du degré. Martines de Pasqually, dans son Traité de la réintégration ( éd. du bicentenaire, 1974, p. 392 ) distingue les types suivants d’opérations : “1° le culte d’expiation, 2° le culte de grâce particulière générale, 3° le culte contre les démons, 4° le culte de prévarication et de conservation, 5° le culte contre la guerre, 6° le culte pour s’opposer aux ennemis de la Loi divine, 7° le culte pour faire la descente de l’esprit divin, 8° le culte de foi et de la persévérance dans la vertu spirituelle divine, 9° le culte pour fixer l’esprit conciliateur divin avec soi, 10° le culte annuel ou de dédicace de toutes ses opérations au Créateur. Tous ces cultes ont été compris dans les deux qui ont été opérés par Moïse chez Israël et par Salomon dans le temple, où les différents bois et les différents parfums consacrés aux sacrifices ont été mis en usage. Le temps où chacun de ces cultes s’opérait était à chaque renouvellement de lune, et, depuis que les hommes existent, ce culte s’est opéré parmi eux “. Cette liste tient moins du catalogue exact, quoiqu’elle paraisse s’y apparenter, que de la délimitation d’un champ d’action. Le champ, c’est le monde, l’immensité, dit Martines de Pasqually, terrestre et l’immensité céleste, mais elle implique aussi les deux autres immensités qui, avec celles-là, composent le Tout : immensité surcéleste et immensité divine. Quant à l’action, c’est un combat, une participation, et la plus utile, la plus nécessaire qui soit, de l’homme au combat de l’ombre et de la lumière : à son profit, pour l’humiliation des démons, esprits de par leur volonté déchus, en vue de les neutraliser et de leur réintégration ultime ( comme de tout ce qui n’est pas Dieu, dans la cour divine ), avec le concours des esprits fidèles, et à la gloire de l’Éternel, jusqu’à ce qu’elle soit entière et que ce nom seul se fasse entende, ainsi que d’une seule voix, par sept fois sans cesse répétées. Mais l’homme étant incorporisé, d’après la doctrine des élus coën, qu’il tourne donc à son avantage et à l’avantage du spirituel, le matériel si souvent dommageable ! Les rites naissent de cette conversion, où interviennent figures, notamment cercles et quarts de cercle, “vautours”, paroles, parfums, chandelles et calendriers, ornements personnels, surtout les noms des bons et des mauvais esprits avec leurs hiéroglyphes, ou leurs griffes, respectifs, leurs signatures. Au cours des opérations, des esprits, qu’il a d’abord fallu appeler, convoquer à toutes fins utiles (et c’est selon leur nature), se manifestent, si tout va bien, par des signes visibles – les “passes” – que le recueil des hiéroglyphes permet d’identifier. Une importance particulière est reconnue à l’aide de l’esprit ” bon compagnon, exotériquement l’ange gardien ou à peu près. Désormais, nous aurons l’ensemble des rituels d’opérations, de même que des rituels d’initiations (1), copiés par Saint Martin, que le Philosophe Inconnu conserva par devers lui jusqu’à sa mort afin de les célébrer d’abord, puis, quand il eut renoncé à la théurgie cérémonielle par discipline et par piété, mais aussi, j’en suis convaincu, aux fins de consultations assez fréquentes. Cette partie du fonds Z permet, en intégrant les éléments dispersés dont on devait se contenter auparavant ( 2 ), de tracer le tableau exact et presque complet du rituel composé par Martines de Pasqually pour ses disciples. C’est la matière de deux volumes pourvus de commentaires. Mais, après les indications élémentaires qui précèdent, voici, en primeur, disions-nous, quelques textes théurgiques qui contribueront déjà à fixer quelques idées relativement au sens de la théurgie du maître de Bordeaux. ” D’où venait-il ? Où allait-il ?”. André Breton exigeait des professeurs censés savoir et accusés de dissimuler, qu’ils lui répondissent. Façon de discréditer les imposteurs tout en exaltant la vie et la fonction de Martines. Outre que beaucoup ont attesté son efficacité, la liturgie coën – initiations et opérations – possède une haute valeur philosophique et spirituelle, plus justement théosophique. Qu’on en juge à la lecture de ces pages tirées de l’ombre pour la première fois ; elles sont dignes d’être méditées. Même l’adepte de la théurgie interne trouvera à s’y instruire. L’illustration de cet article comprend trois nouveaux tableaux d’opération ( 3 ) et quelques hiéroglyphes d’esprits propices, d’après le registre copié par Saint-Martin et à paraître en fac-similé dans l’édition annoncée. (1) – Des rituels d’initiations ont été publiés dans les deux numéros précédents de l’Autre Monde, n° 68 et n° 69. ( 2 ) – Ajoutons-y deux pièces majeures récemment mises au jour : une invocation de réconciliation, dans les Archives théosophiques, I, 1981, pp. 99-108, et Invocation pour le maître élu, dans l’Initiation, juillet-septembre 1977, p. 140-143. ( 3 ) – Deux autres sont parus dans les deux articles cités dans la note 1.

Assignation et retraite L’opérant, debout sur le bord de cercle du centre, à l’ouest, et faisant face à l’est, prend l’encensoir ou la terrine où il a déjà mis les parfums nécessaires et encense par trois fois chacun des quatre mots divins qui sont dans le centre du étoile à six pointes. Il remet la terrine hors des cercles, puis il fléchit les deux genoux en terre, sur le bord du même cercle, toujours à l’ouest, la face à l’est. Il oint ses deux mains, les doigts entrelacés, il les descend avec le corps, en appuyant le front sur le dos de ses mains ainsi jointes. Il restera dans cette position environ deux minutes, sans remuer ni parler et les yeux fermés pour n’avoir aucune distraction et remarquer plus aisément le bruit qui se pourrait faire par quelque esprit dans l’appartement et surtout auprès de lui-même dans les cercles; Après cet instant d’inaction et d’attention, l’opérant assigne tous les esprits des angles de l’appartement à venir se réunir avec tous ceux qui sont dans les cercles et dans les angles du (étoile à six pointes) ainsi qu’il suit. L’opérant nomme tous les noms des esprits des anges ensuite ceux des trois premiers cercles et ceux des angles du étoile, et dit “Bénis soient ceux qui viennent à moi au nom de 1’éternel “. Il fait aussi la réponse des esprits en disant : Loué celui qui nous invoque en face des mots redoutables par les lesquels tout a été fait ! Amen “. L’opérant prononce ensuite les quatre mots divins qui sont dans le centre du étoile, et dit après ” Je vous conjure, esprits saints et purs, par les quatre mots sacrés que vous venez d’entendre prononcer à mon âme puissante, d’être par ces mêmes mots (qu’il prononce encore) intimement liés à moi, de façon que, dans ce moment, il n’y ait aucune différence entre vous tous et moi seul ; que, revêtu de toutes vos intelligences spirituelles et divines, vous ayez à m’écouter, m’entendre et me parler sur tout ce que ma puissance vous demande et vous demandera par les mots sacrés et ineffables (il prononce les quatre mots du centre). Je vous invoque et vous commande par eux, ainsi que Moïse, Aaron et Josué vous ont commandé, auxquels vous avez obéi aussi promptement que vous avez entendu leur invocation. Je vous invoque tous dans cet endroit sacré, par la toute paissance des quatre mots divins qui contiennent l’univers (il prononce les quatre mots du centre), et en vertu du grand et redoutable nom de l’éternel devant lequel tout tremble et frémit, et que par respect je ne saurais prononcer, je consacre ce lieu sanctifié et pur pour être l’endroit fixe de mon invocation et commandement, ainsi que Moïse sacra et consacra le sommet de la montagne de Sinaï où vous reçûtes de lui ordre et commandement d’agir et d’opérer selon ses désirs, suivant la force et la puissance que l’éternel lui donna sur vous. Vous fîtes par lui commandés et assujettis pour sa défense contre les ennemis de la Loi divine et du peuple choisi. Je suis un fidèle élu, sacré et consacré par le Dieu vivant de Moïse, d’Abraham, d’Isaac et de Jacob, pour l’appui de cette même Loi que 1’Eternel rappelle à l’homme par la voix de Moise”. L’opérant se relève et se tient debout au centre du étoile. Là, il dit d’un ton ferme, haut et absolu : “Je commande. Alerte, terreur, frémissement et soumission à la voix qui vous appelle” Il nomme par exclamation tous les esprits des angles des cercles des correspondances, des cercles d’opération et des angles du étoile, par la vertu invincible, par la puissance redoutable, par le pouvoir terrible et absolu et par la justice immuable des quatre mots sacrés et ineffables ( les quatre mots du centre ) par lesquels tout est, et par lesquels tout être créé et soumis subsiste. “Je vous conjure et vous commande, du saint des saints de mes cercles, d’aller en sentinelle, chacun aux lieux qui vous sont destinés et assignés par moi, ainsi que j’en ai obtenu le pouvoir par celui qui est, et par les quatre mots divins (les mêmes quatre mots du centre ) qui vous soumettent aux invocations et commandements de l’homme-Dieu, roi et père de toute postérité terrestre. Je vous l’ordonne à tous, en général et en particulier “. L’opérant s’adresse en particulier aux quatre esprits des trois premiers cercles d’opération pour leur demander généralement tout ce dont il a besoin, ne pouvant point s’adresser particulièrement aux esprits des angles de l’appartement, parce que l’angle du midi est resté sans aucun bon esprit. Ceux des correspondances et des cercles d’opération regardant les quatre régions sont à préférer d’autant plus que l’opérant les a déjà établis chefs sur tous les esprits quelconques qui habitent dans les quatre régions universelles. Après que l’opérant a demandé ou commandé ce qu’il aura voulu pour lui personnellement ou pour autrui aux dits esprits des cercles d’opération ou des cercles de correspondances, il se remet à genoux sur le bord du cercle intérieur, dans la même attitude. et dit à basse voix : «Je te rends grâces. très haut et très puissant Dieu créateur universel. de la puissance qu’il t’a plu donner à ton homme sur tout être créé. par le mot sacré et ineffable qui le constitue à ta ressemblance (le mot du centre qui est vers l’est), que je remets à ta Sainte garde, à l’heure convenue de toi à moi. Amen ». L’opérant efface le mot qu’il vient de nommer et continue : « Souviens-toi, ô Eternel, Dieu fort des armées célestes et terrestres de ton homme et fidèle serviteur, que tu as doué supérieurement de vertus. de puissance, de pouvoir. pour et contre tout être créé par ton propre mot doublement fort et redoutable (le mot du centre vers ouest), que je remets à ta sainte garde. comme il m’est par toi ordonné à l’heure convenue de toi à moi. Amen». L’opérant efface le deuxième mot de la main droite comme le premier, et continue : « ô Eternel. Dieu fort et triple fort des esprits majeurs inférieurs et mineurs, fortifie ton homme en sainteté en vertus et en puissance comme il t’a plu de faire pour Chiram ton député pour la réconciliation du reste des mortels avec toi. Qu’il me soit fait ainsi. ô Eternel, et par ce triple et ineffable mot (le mot du centre qui est vers nord) qui me caractérise tel que tu m’as fait. que je remets en toute sainteté et respect à sa première place, selon qu’il te plaît, à l’heure convenue de toi à moi. Amen ». L’opérant efface le troisième mot comme les autres et continue : «Je remets à toi seul, ô Eternel, qui est sans principe et sans fin, la puissance immense et invincible qu’il t’a plu me donner par ta seule volonté sur tout ce qui peut avoir rapport à ta création. Oui, Dieu vivant de nos pères, oui, Dieu fort, vengeur et rémunérateur, je soumets, ton homme et toutes les puissances qui sont contenues en lui à ta sainte garde et sous la protection de la quatriple essence, comme tu as daigné le permettre et l’accorder par ta pure miséricorde à Noé, à Abraham, à Moïse et à David, qui règnent et vivent en toi et parmi nous. Amen. Reçois, ô tout-puissant Eternel, le sacrifice sincère et pur que je te fais en ce moment de mon corps, de mes Biens, de mon âme et de tout ce qui peut être sous sa dépendance. Reçois ce sacrifice aux pieds de ton saint et très saint tabernacle, ainsi que je le désire et le demande par mon existence et pour ta plus grande gloire. Je t’en conjure. ô Eternel par ce quatriple mot (le quatrième mot du centre qui est au sud) qui contient, dirige et gouverne l’univers, que je remets sous ta sainte garde et sous ta protection, ainsi que tous les esprits qui me servent et me serviront jusqu’à l’heure convenue entre toi qui es et celui qui sera en toi. Amen ». L’opérant efface le quatrième mot comme les autres. Il se relève et enlève toute allumée la bougie du centre du double étoile, pour s’en éclairer en lisant les demandes et invocations particulières qu’il fera aux esprits à minuit précis. L’invocation et les demandes particulières qu’il fera aux esprits ne dureront qu’un quart d’heure au plus, afin d’avoir les trois autres quarts d’heure pour l’examen et la contemplation de la passe des esprits, caractères et hiéroglyphes. Lorsque I’opérant aura fini son invocation particulière, il ira cacher sa bougie dans l’angle d’ouest, de façon qu’elle ne donne qu’une faible lueur dans l’appartement, attendu que les apparitions spirituelles portent leurs lumières avec elles. Aussitôt que la lumière sera cachée, l’opérant prendra du papier noir et un crayon blanc pour y marquer tout ce qui apparaîtra à lui, observant de marquer la division où il verra chaque chose, afin de pouvoir faire un journal particulier et exact et un grand pentacle pour vérifier et confirmer les différentes apparitions, soit de corporisations, soit de caractères et hiéroglyphes, ou de lettres qui paraîtront dans les opérations suivantes. L’opérant connaîtra par la répétition des visions, les esprits qui lui seront les plus familiers et les plus attachés, il emploiera les bons plus particulièrement en s”adressant de préférence à eux pour obtenir soit la connaissance des autres esprits que l’on invoque et commande, soit tout ce qu’on désire en général et en particulier de savoir. Pour cet effet, le nom d’un esprit souvent répété à un opérant par caractère, hiéroglyphe ou lettres, sera placé dans le centre du deuxième et troisième cercles, sans son caractère ni son hiéroglyphe, attendu qu’il n’est point du travail journalier que l’opérant fait. Il devient au contraire son protecteur et son fidèle compagnon. il est neutre dans l’opération, on ne fait en son nom aucune cérémonie. L’opérant lui demande ou lui commande ce qu’il juge à propos tout simplement. Lorsqu’une heure sonne. l’opérant dit : “la première et la dernière heure du jour étant consommées par le travail ordinaire du maître spirituel, il vous renvoie chacun à votre destination. A l’ordre, soyez prompts au commandement de licence et de servitude. Que la paix soit entre vous et moi à la fois. Amen ». L’opérant se déshabille à la lumière qu’il avait cachée. Ensuite, il allume une autre lumière qui n’ait point servi à I’opération pour s’éclairer dans les besoins subséquent, attendu que toutes les bougies qui ont servi à une opération ne sont consacrées qu’à cet usage. L’opérant aura attention de marquer la bougie du centre du étoile pour qu’elle y soit toujours placée. Il en fera autant pour les quatre bougies de l’angle d’est, attendu qu’elles éclairent des mots, et pour celles de l’angle du sud qui y ont éclairé le mot divin. Toutes les autres bougies de l’opération qui n’ont point éclairé de mots divins peuvent être mêlées et reprises indifféremment.

Prosternations Prosternation de l’est Prosterné, ô Éternel, aux pieds de ta suprême divinité, je viens déposer dans cet angle d`expiation la multitude des crimes que j’ai pu commettre contre toi-même, contre ta divine puissance, contre ton esprit et contre toute ta cour spirituelle divine, majeure, inférieure et mineure, devant lesquelles je proteste pour ta plus grande gloire un repentir impénétrable au reste des mortels. Oui, Eternel, couvert d’opprobres, de confusion et de honte, je viens ici gémir en ta présence pour implorer ta miséricorde infinie que tu accordes avec satisfaction à tous ceux qui se réclament à toi directement. Je m’écrie vers toi, Dieu saint, Eternel, du profond de mes abîmes, et je t’offre dans ce bas lieu en présence de toute ta cour spirituelle, mon cœur, mon corps et la puissance de mon âme spirituelle divine, pour satisfaire à ta plus grande justice. Exauce, Seigneur, la parole et l’intention de ton serviteur, ratifie la puissance de l’âme que j’ai soumise à ta divine bonté, purifie son corps et fortifie son coeur pour que le tout ensemble n’opère à l’avenir que pour ta plus grande gloire et pour l’exemple de mes frères, mes égaux et mes semblables : qu’à cette considération je sois ordonné et marqué du sceau sympathique spirituelle dont tu fis marquer jadis par ton serviteur Moïse tes vrais élus. Oui, tout-Puissant, je suis un de ceux que tu as destinés à ton élection divine, que ton élu soit marqué par l’esprit qui marqua Jean dans le désert du Jourdain, à qui ton Fils divin confirma par son apparition cet esprit fort que tu avais attaché à ce digne serviteur ton fidèle élu. J’invoque l’esprit de Zorobabel en jonction de celui de Jean, de Jacques et de Philippe, pour être mes guides, mes conseils et mon appui dans toutes mes pensées, paroles et actions temporelles et spirituelles divines. Qu’ils règnent et vivent éternellement avec moi et tous les miens : qu’ainsi soit fait selon que je suis ordonné par le Dieu vivifiant, par le Dieu vivant et par le Dieu de vie. Amen, amen, amen. Prosternation de l’ouest Prosterné devant toi. ô Dieu vivant, action directe du Père créateur, Dieu des dieux, Dieu vengeur et rémunérateur des cieux, de la terre et de tout ce qui actionne dans tout cet univers, je viens devant toi recevoir confirmation de l’élection et ordination que je viens de recevoir sous les trois puissances divines. que le Créateur accorda à son serviteur Zorobabel. pour l’entière délivrance de la servitude et de la captivité où furent mis les restes infortunés des enfants d’Israël par la force de leur prévarication. A cet exemple, Seigneur, je me prosterne devant toi pour t’offrir mon âme et la soumettre sous ta puissance spirituelle divine. Qu’il te plaise, Seigneur. délivrer cette âme pénitente de l’esclavage des démons, et de la servitude de leurs intellects démoniaques, afin qu’étant sous ta sainte et adorable protection, je sois dépouillé de toute ambition cupide, mondaine et matérielle temporelle, pour n’être revêtu que de celle spirituelle divine, pour la plus grande gloire du Créateur, pour celle de son Fils, pour celle de son Saint-esprit et pour celle de son fidèle serviteur et son élu qui ne peut opérer, vivre et mourir qu’en eux. Amen. amen. amen. Prosternation du nord Prosterné devant toi. ô Esprit-Saint, action du Père créateur, action du fils divin régénérateur, et action de tout ce qui a vie dans cet univers, reçois la très humble invocation de celui qui te parle au nom du Père et au nom du Fils, par qui j’ai été régénéré spirituellement dans la plus grande vertu autorité spirituelle divine. J’ai été lavé, je suis aussi blanc que la neige, reçois le sacrifice que je te fais de mon âme, de mon corps et de tous mes biens temporels, bénis-le tout pour que, d’hors en avant, ils ne servent que pour ta plus grande sainteté, pour être ton asile et ta demeure immémoriale. Qu’étant ainsi joint avec moi, je puisse par ta toute-puissance être joint à ton intellect divin et me conserver pendant cette vie de larmes et pendant l’éternité à venir dans le sentier de la vertu spirituelle divine où je viens d’être remis de par l’éternel. Sois mon guide, mon appui, mon soutien et mon conducteur, ainsi que tu le fus en faveur des enfants d’Israël sous la conduite de Zorobabel. Ratifie l’ordination qu’il a plu au Créateur me faire donner par celui qui prie pour moi et me soutient par ses instructions spirituelles divines, pour la plus grande gloire du Père, du Fils et du Saint-esprit, envers qui et pour qui je ne veux vivre et opérer que pour leur plus grande justice. Amen, amen, amen. PROSTERNATION DU SUD Prosterné devant vous, esprits majeurs, inférieurs et mineurs, je viens vous invoquer pour soumettre mon autorité et ma vertu spirituelle divine à la votre, afin qu’elle ne soit qu’une, et vous conjure par tout ce qu’il a plu au Créateur me faire être dans son sanctuaire spirituel, de répondre à ma parole et à mon intention. Que votre intellect se joigne à mon âme, et qu’il la tienne toujours suspendue des sens de sa matière, pour qu’elle soit éternellement occupée à l’entendement spirituel de vos intellects, et que par ce moyen mon âme soit spiritualisée et circoncise par votre feu spirituel. Amen, amen, amen. PROSTERNATION DU CENTRE

Prosterné devant toi, unité ternaire, spirituelle divine, je viens soumettre dans ton immensité dominante la vertu et l’autorité qu’il t’a plu me remettre relativement à mon ordination de réconciliation, et qu’en vertu de cette ordination, tout esprit de ténèbres, d’horreur et d’abomination démoniaque frémisse à ma parole ! Que l’enfer de privation spirituelle divine et tous ses habitants soient en terreur et en frémissement à mon commandement ! Qu’il ne soit plus question d’aucune communication d’eux avec moi, que pour recevoir leur condamnation et se voir par moi repoussés avec la plus grande impétuosité et précipités dans leurs abîmes sépulcrales pour une éternité ! Que ces monstres d’abomination et tous leurs adhérents s’éloignent de moi et de tous ceux qui sont à moi directement et indirectement, de tous mes frères spirituels et temporels, de mes amis et de mes bienfaiteurs ! J’abjure Satan, ses pompes, ses adhérents et tout ce qui en dépend. Que toute cette cour démoniaque soit liée et réenchaînée par ma seule vertu et autorité spirituelle divine ! Je lie et réenchaîne Satan, ses pompes et tous ses adhérents pour une éternité ; ”j’invoque l’esprit de Jean, l’esprit de Jacques et de Philippe, et celui que le Créateur a donné à mon âme pour être son guide et son appui, pour qu’ils soient pour un temps immémorial mes associés et mes alliés. Qu’ils soient prompts à mon commandement, de même que ceux sur lesquels s’étend mon autorité. Amen, amen, amen.

Par Thomas Dalet – Publié dans : Rites et rituels
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