Ceci est un post-scriptum à mon billet du 21 mars.
J’y ai prouvé par les textes, d’une manière irréfutable – j’attends toujours la contradiction – le caractère chrétien, je dirai même l’exigence chrétienne, dès le grade d’apprenti, du Régime rectifié. Je me suis en particulier fondé sur « la formule de l’engagement des apprentis » où celui qui est reçu « promet sur le saint Evangile […] d’être fidèle à la sainte religion chrétienne, etc. »
Or voici ce que je découvre dans une étude, au demeurant intéressante et instructive, intitulée « De la Stricte Observance au Rite écossais rectifié » signée d’un auteur que par courtoisie je ne désignerai que par ses initiales : P. N. Bon historien de la maçonnerie en général et du Rectifié en particulier, P. N. sait trouver les documents, les rassembler, les éclairer l’un par l’autre : tout cela est irréprochable. Il les fait aussi parler, et c’est là que les choses se gâtent, car le langage qu’il leur prête, c’est le sien propre, conformément à ses idées préconçues, quitte à les torturer au besoin. Qu’on en juge :http://orthodoxeoccident.blogspot.com/2012/03/le-christianisme-du-rectifie-post.html
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Le christianisme du Rectifié : post-scriptum
Le Rectifié est-il vétéro-testamentaire dans ses trois premiers grades ?
http://orthodoxeoccident.blogspot.com/2012/03/le-rectifie-est-il-vetero-testamentaire.html
Que le Rite rectifié ait un caractère chrétien, ce n’est plus contesté par personne. Mais l’acceptation de ce fait, qui est une vérité d’évidence, ne va pas sans restrictions qui en restreignent plus ou moins sensiblement la portée. Ainsi, d’aucuns le disent « christique » plutôt que chrétien, au prix d’une distorsion du sens du terme, qui ne signifie nullement « d’un christianisme atténué », comme ils pensent, mais, en bonne langue, « qui se rapporte à la personne du Christ ». En quoi le Rectifié est à la fois chrétien et christique. Qui qu’en grogne, aurait dit Robert Amadou.
D’autres, et c’est le cas d’un auteur réputé comme Guy Verval, soutiennent que ce christianisme-là n’est pas cultuel mais culturel, que c’est une réminiscence de la sociabilité du XVIIIe siècle, tout comme l’épée, et que ni l’une ni l’autre n’ont plus de valeur spirituelle : que c’est du décorum.
D’autres enfin, plus subtilement, affirment que ce caractère chrétien ne devient affirmé et ostensible qu’à partir du quatrième grade de Maître écossais et qu’il n’apparaît pas dans les grades précédents, ceux-ci relevant de la « vulgate maçonnique », laquelle, dans tous les rites, est exclusivement vétéro-testamentaire, puisque prenant appui en tout et pour tout sur le temple de Salomon. Guy Verval, toujours lui, est là-dessus catégorique. Tous prennent texte de plusieurs passages de l’Instruction finale du frère nouveau reçu au quatrième et dernier grade symbolique de Maître écossais dans le Régime rectifié. Ces passages seraient à citer intégralement, limitons-nous à quelques extraits :