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Les nombres du grade de Compagnon au RER

INTRODUCTION

Dans une lettre datée du 7 juin 1796, Louis Claude de Saint Martin écrivait: "les nombres ne sont point une algèbre, mon cher Frère, ce sont les hommes qui les ont ravalés quelque fois jusque là, ils ne sont que l’expression sensible, visible ou intellectuelle, des diverses propriétés des êtres qui proviennent tous de l’unique essence. L’instruction théorique traditionnelle nous peut transmettre une partie de cette science".

De même, dans ses Cahiers, JB Willermoz indiquait à son fils: "il est bien difficile de faire des progrès dans la science divine si on ne pose préalablement celle des nombres, ainsi que les règles qui déterminent leur valeur et leur propriété dans les diverses applications dont ils sont susceptibles; car les valeurs qu’ils expriment dans l’ordre divin et spirituel ne sont plus et ne peuvent être les mêmes dans l’ordre temporel et matériel, puisque dans le premier, c’est le règne paisible de l’unité, au lieu que le second et le lieu des unités, et par suite, des discordances qu’elles produisent nécessairement. La science divine et celle des nombres sont intimement liées l’une à l’autre, dont l’une prépare l’intelligence à l’autre; elle est bien vaste et bien simple. Elle est bien vaste, puisqu’elle embrasse toutes choses divines et spirituelles, corporelles et matérielles; et bien simple puisqu’elle se concentre dans les dix nombres simples 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 qui dérivent des quatre nombres primordiaux 1 2 3 4"

En Franc Maçonnerie les nombres tiennent une grande place mais cela est particulièrement vrai pour le RER. Il existe un symbolisme que nous appèlerons classique et qui est l’apanage de tout ouvrage vulgarisateur. Au sein du RER, à ce symbolisme classique, vient se superposer celui développé par Martinès de Pasqually dans son Traité de la Réintégration des Êtres à l’usage de ses "Elus Coëns de l’Univers". Cette théorie des nombres a été codifiée par Louis Claude de Saint Martin, son secrétaire, et reprise dans un livre posthume Des Nombres. Les Leçons de Lyon, comptes rendus de travail des fondateurs du Rite entre 1774 et 1776, apportent quelques éclaircissement au tableau tracé par Martinès.

C’est ainsi que cette double source rend le symbolisme du rite RER assez compliqué à appréhender. Il ne s’agit pas ici de l’établissement d’un système rigide réduisant le symbole à une analogie parce que l’analogie n’est qu’une transposition explicative bien incapable de faire vivre ensemble des concepts centraux et contraires. Le RER s’occupe d’arithmosophie, au sens de Robert Amadou, c’est à dire de la synthèse entre l’arithmologie et la théosophie. Le nombre est donc considéré comme une entité régissant la structure du monde et il agit comme un symbole qui contribue à faire naitre une expérience de l’ordre du numineux (au sens de Jung, c’est à dire une expérience directe du sacré). Les symboles se réfèrent à des contenus de l’âme et de l’esprit, qui souvent endormis et enfermés dans la gangue de la rationalité, ne demandent qu’à s’éveiller sous l’effet du numineux. Cette expérience est primordiale dans la voie initiatique du RER.

Depuis la plus haute antiquité, les nombres ont toujours été considérés comme faisant partie de la structure ontologique de l’homme. L’Ecriture même ne manque pas de nous le rappeler. Par exemple dans Sagesses 11, 20, nous pouvons lire: "Mais tu as tout réglé avec nombre, poids et mesure". De même, nous pouvons citer Saint Augustin dans Christ. II, 16 "l’inintelligence des nombres empêche d’entendre beaucoup de passages figurés et mystiques des écritures… Dans beaucoup de formes des nombres sont cachés certains secrets de similitude, qui à cause de l’inintelligence des nombres, restent inaccessibles pour le lecteur" ou encore Alcuin "Quand les pierres vives sont réunies harmonieusement et que les nombres coïncident entre eux aussi, alors s’élève splendide l’oeuvre du seigneur créateur de ce temple".

Afin de bien comprendre l’importance du nombre au sein du RER, voici un extrait du Traité de la Réintégration de Martinès de Pasqually: "Il reçut immédiatement du Créateur, par l’esprit, toute connaissance des lois immuables de l’Eternel, et apprit par là que toute loi de création temporelle et toute action divine étaient fondées sur différents nombres. Il apprit de ce même Heli que tout nombre était coéternel avec le Créateur, et que c’était par ces différents nombres que le Créateur formait toute figure, toutes ses conventions de création, et toutes ses conventions avec sa créature". Ainsi il nous faut envisager les nombres non pas comme des outils mais comme exprimant la nature et la loi des êtres. Willermoz reprenant le texte de Sagesses vu précédemment explique que "le nombre est la loi qui constitue son essence, vertus et propriétés tandis que le poids est le principe qui détermine son action et sa mesure représente le commandement ou les moyens et facultés qui lui sont donnés pour opérer selon sa loi ce qui répond à l’étendue des corps".

Nous étudierons les nombres spécifiques du grade de Compagnon dans un prochain article.


Compagnons & Compagnonnage | Le mystère des origines de la franc-maçonnerie

Compagnons & Compagnonnage | Le mystère des origines de la franc-maçonnerie.

Le mystère des origines de la Franc-maçonnerie

Par Jean-Michel Mathonière

Des bâtisseurs de cathédrales aux Rosicruciens,
un vaste champ d’hypothèses

Ce texte est la version première d’un article publié, avec quelques modifications, dans la revue HISTORIA SPÉCIAL (Les francs-maçons) N° 48.

C’est un lieu commun de la plupart des ouvrages consacrés à la franc-maçonnerie que d’affirmer qu’elle provient directement des « bâtisseurs de cathédrales ». Les légendes, quant à elles, renvoient jusqu’à la construction du temple de Jérusalem sous le règne de Salomon, voire à l’époque antédiluvienne.

Les bâtisseurs de cathédrales ? Une simple hypothèse…

En fait, l’hypothèse d’une filiation directe avec les loges médiévales flatte le sentiment d’enracinement dans une tradition multiséculaire et sert merveilleusement bien l’obsession de « régularité » des obédiences maçonniques.

Mais cette théorie émane d’une école d’historiens aujourd’hui très critiquée, dont l’origine remonte au XVIIIe s. Telle qu’elle est complaisamment véhiculée et amplifiée aujourd’hui encore, elle a pour grave défaut d’ignorer les travaux menés depuis plusieurs décennies par d’autres écoles. Cela ne signifie pas qu’elle soit sans fondement et totalement contraire à la vérité : les travaux récents énoncent davantage de nouvelles hypothèses qu’ils n’exposent de découvertes venant radicalement infirmer cette théorie.

Si la question des origines de la franc-maçonnerie est en réalité particulièrement complexe, c’est qu’elle souffre non seulement de lacunes documentaires, mais aussi d’un flou conceptuel et lexicologique quant à la nature même de la tradition ancienne.

Car le problème initial que posent les origines de la franc-maçonnerie moderne n’est pas tant celui de son lien avec les loges médiévales que, en supposant ce lien réel, celui des modalités ayant permis la mutation des loges « opératives » – terme consacré pour désigner ce qui est relatif à la pratique réelle du métier – en loges « spéculatives » – c’est-à-dire se servant du métier comme d’un support allégorique et ne le pratiquant plus.

Speculative or not speculative ?

En 1717, quatre loges londoniennes établies de « temps immémorial » et « quelques frères anciens » s’associent pour créer la première Grande Loge de Londres et jeter ainsi les bases d’un centralisme qui aboutira, après plusieurs décennies et bien des péripéties, à la franc-maçonnerie moderne.

Si l’on peut s’accorder à voir dans cet événement la naissance de la franc-maçonnerie moderne, s’agit-il pour autant de celle de la Maçonnerie spéculative ? Il est évident que non : l’initiative de ces loges vient sanctionner un état de fait – leur caractère spéculatif – et non le créer. Sont-elles spéculatives depuis longtemps et comment le sont-elles devenues (en admettant qu’elles aient jamais été opératives) ? L’interrogation demeure car aucun document ne permet d’attester de leur existence avant ce coup d’éclat…

Cependant, le « spéculatif » possède des exemples plus anciens. Des acceptations par les loges opératives (ou supposées telles) de personnes étrangères au métier sont attestées tout au long du XVIIe s., tel l’érudit et hermétiste Elias Ashmole en 1646. De semblables exemples sont également connus en Écosse, dès le début du XVIIe s.

Mais le problème reste finalement entier : d’où venaient ces loges du XVIIe et quelle est la cause de cette mutation ?


Le symbolisme Maçonnique de l’Etoile Flamboyante

Le symbolisme Maçonnique de l’Etoile Flamboyante
http://www.freemasons-freemasonry.com/etoile-flamboyante.html

L’ETOILE FLAMBOYANTE:
VOYAGE INITIATIQUE DU COMPAGNON VERS LA MAITRISE
par le Frère C:.D:. Loge No. 499 “La Rose de Corail” Grande Loge Nationale Française

Puisque pour accéder au grade de Compagnon, le Maçon encore Apprenti doit effecteur cinq voyages, que pour mieux se comprendre et pour mieux appréhender le monde qui l’entoure le Compagnon Franc-Maçon doit voyager et que tout voyage doit commencer au début du chemin, tournons nos yeux vers l’Etoile Flamboyante mes Frères et suivons la voie qu’elle nous trace sur le chemin de la Connaissance et de la vraie Lumière”. Ces quelques mots introduisent le sujet de cette planche qui vise à porter un regard sur le symbolisme de l’Etoile Flamboyante à travers l’examen de sa signification au grade de Compagnon (au REAA). A travers une réflexion sur ce symbole majeur, le Compagnon pourra mieux comprendre le sens du grade, mieux appréhender sa place en Loge et dans le monde profane et se préparer spirituellement à son élévation à la Maîtrise. L’Etoile Flamboyante est donc le guide du compagnon qui sort des ténèbres de l’apprentissage et qui parcourt le chemin qui mène vers la Lumière.
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Le 5 est le chiffre du compagnon

Le 5 est le chiffre du compagnon
http://membres.multimania.fr/cirem/macon/anatole.htm

L’Etoile Flamboyante

24 mars 1999

Introduction

Cette planche est un travail sur l’Etoile Flamboyante. Elle rappelle tout d’abord que le grade du compagnon est intimement lié au nombre cinq. Ensuite que ce nombre cinq est directement lié à l’Etoile. Nous observerons que le but est d’allumer cette Etoile pour qu‘elle devienne l’Etoile flamboyante. Nous définirons précisément ce qu’est cette Etoile et nous examinerons les méthodes pour l’allumer après quelques citations d’expériences vécues.

Le 5 est le nombre du compagnon

Dès l’initiation le nouveau compagnon fait cinq voyages au cours desquels il rencontrera cinq cartouches portant chacun cinq inscriptions :

  • Vue , Ouïe , Toucher, Odorat, Goût
  • Dorique, Ionique, Corinthien, Toscan, Composite
  • Grammaire Rhétorique et logique, Arithmétique, Géométrie, Astrologie, Musique
  • Solon, Socrate, Lycurgue, Pythagore, Platon

Dans la disposition du Temple, il remarquera à coté de l’autel principal :

  • cinq cierges en forme de pentagramme,
  • cinq outils (règle, maillet et ciseau, compas, pelle, équerre)

De plus, à l’Orient est accroché un pentagramme éteint.

Au moment de la consécration du nouveau Compagnon, 5 coups de maillets seront frappés sur l’Epée flamboyante tenue au dessus de sa tête.

Enfin, étant Apprenti nous avions vu les trois pas rituéliques qui deviennent cinq au grade de compagnon.

Ce nombre cinq est rattaché à l’étoile flamboyante. En effet, une des représentations privilégiées du nombre 5 est l’étoile à cinq branches.
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7528-1 : L’entrée du Compagnon dans le Temple lors de son …

7528-1 : L’entrée du Compagnon dans le Temple lors de son …
http://www.ledifice.net/7528-1.html

Les rites de passage, et particulièrement les rites maçonniques, fourmillent de symboles dont le néophyte, à la première lecture que constitue la cérémonie de passage, peut comprendre le sens général. Mais, à tous les degrés, une très longue réflexion et une pratique régulière seront nécessaire pour espérer commencer à décrypter les détails.

Ainsi, au cours de l’exaltation au grade de maître, les courts instants passés devant l’Étoile Flamboyante, et le dialogue qui les occupe ne laissent pas au compagnon reçu le loisir de s’interroger sur la surprenante manière dont il est entré dans le Temple ni sur la place inhabituelle (en principe) de cette Étoile Flamboyante. Selon le rituel du second degré en effet, l’Étoile à 5 branches apparaît toujours à l’Orient.

L’explication la plus évidente, confortée par le rituel, de cette entrée à reculons du futur maître est de lui permettre de voir l’Étoile Flamboyante là où elle ne lui était jamais apparue. Les premiers mots du T\ V. M.0. Invitent en effet le récipiendaire à contempler cette Étoile Flamboyante afin « avec les lumières du passé, de se diriger dans l’obscurité de l’avenir ».
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